postheadericon Une vision future sans action est une hallucination. Mickaël Kami

Si votre vie est loin de ressembler à celle dont vous rêvez, il vaudrait mieux que vous vous posiez  trois questions : est-ce que j’y crois,  est-ce que je fais tout ce qu’il faut pour que ça se concrétise et est-ce que je le mérite. Sinon, vos rêves resteront à l’état de mirage dans le désert. Vous détenez le pouvoir de faire un pas à chaque jour pour vous en approcher!

Combien de fois reportez-vous vos projets personnels, vos rêves intimes, vos passions, les activités qui vous font vraiment plaisir? Pour de bonnes raisons sans doute vous faites passer des priorités bien plus essentielles que vos propres besoins : vos enfants, gagner sa vie, la propreté de la maison, la santé, votre mère qui s’ennuie etc., etc., ou simplement la pression familiale ou sociale. « Qu’est-ce que les autres vont dire? ». Pour toutes ces bonnes raisons vous vous oubliez avec bonne conscience. Puis, un jour, vous vous réveillez confus, insatisfait, déprimé. Vous avez l’impression que vous avez perdu votre but, vous ne trouvez plus de sens à votre vie et vous ressentez qu’il vous manque quelque chose.

Quoi faire pour que vos rêves de réussites ne deviennent pas des hallucinations, des mirages inatteignables? Il faut passer par l’action. Dans l’action, la petite voix du doute n’a pas le temps de nous parler. D’abord vous prenez le temps d’écrire ce que vous voulez. Quoi, où, quand, comment, sont les questions à vous poser. Avez-vous remarqué que c’est toujours plus facile de savoir ce que vous ne voulez plus et que vous devenez moins précis lorsque vous énoncez ce que vous voulez? Pourquoi? Peut-être qu’une part de vous-même n’y croit pas? Et je vous répète…Pourquoi?

Avez-vous aussi noté que lorsqu’on demande aux gens de nommer deux choses : ce qu’ils font dans leur vie et leur passion, c’est rarement la même chose? Dans un groupe de vingt personnes, vous en trouverez en moyenne deux qui vivent de leur passion. Rares sont ceux dont leur passion s’exprime à travers leur métier. Et je peux vous assurer que ceux qui ont associé les deux n’ont pas l’impression « d’aller travailler ». Bénis soient-ils! Ce n’est pas l’affaire de tous n’est-ce pas? Alors quoi faire?

En premier lieu, on ne vous le dira jamais assez, écrivez votre objectif que vous souhaitez réaliser sur papier. L’écrire c’est le préciser et cela aide à y croire. Puis, à tous les jours ou à un  moment précis de la semaine inscrit à l’agenda, vous passez à l’action. Votre rendez-vous avec votre rêve doit être aussi impossible à annuler qu’un rendez-vous chez le médecin. Après cela fait, vous pouvez agir de différentes façons.

Vous rêvez depuis toujours d’aller dans un endroit précis? Vous cherchez des informations sur le web, vous appelez un agent de voyage, ou contactez une personne qui s’y est rendue, vous tombez par hasard sur une émission de télé. Plus vous vous activez et plus par un hasard inouï, vous obtenez des informations. Vos semaines de vacance vont même se coordonner avec le meilleur temps pour visiter votre destination. Hasard? Pouvoir de l’intention? Faites en l’expérience, c’est presque magique. Passer à l’action avec régularité.

Vous commencez à vouloir changer d’emploi? Le vôtre manque de défi? Écrivez vos critères qui définissent votre travail idéal. Qu’est-ce qui est le plus important pour vous? Le salaire? Le lieu de travail? Le caractère de votre employeur? Les défis à relever? Le climat de travail? La mission de l’entreprise? Une fois faite  vous pouvez vous inscrire sur un réseau social, un site de recherche d’emploi, vous devenez attentif aux conversations autour de vous, vous allez peut-être même faire des téléphones en repassant vos contacts. Le mieux est de vous mettre en action. La vie, étonnement, répond à ceux qui s’activent.

L’important est que vous accomplissiez, dans le plaisir, un pas de plus chaque jour ou chaque semaine pour vous approchez de vos objectifs personnels, de votre passion, de votre rêve. Votre vie ne s’en portera que mieux et tout le monde autour de vous bénéficiera de votre bonne humeur.

Vous ne pouvez être heureux fondamentalement si vous ne respectez pas votre Vision qui est votre représentation d’une vie heureuse. Votre image du bonheur n’est pas un mirage ou une belle hallucination. Vous êtes réels, votre rêve devraient avoir le mérite de l’être aussi.

Tout ce que l’homme fait de beau et de bien, il l’a construit avec ses rêves!

Brigitte Morel 16 mai 2012

postheadericon On dit… chanson pour le 75 ième anniversaire de l’Union des Artistes

Voici la fierté d’être… Artiste!

 

postheadericon Dis moi qui tu critiques et je te dirai qui tu es.

Ce que vous souhaitez de la vie ou des autres est bien souvent ce que vous êtes incapable de donner. On est rapide à se plaindre, à accuser ou à se défendre. Le plus souvent, ce dont vous vous plaignez  représente le  miroir de vos propres manques, de vos peurs, de vos insatisfactions et de vos limites. L’antidote de vos poisons de vie se retrouve souvent à l’intérieur même de vos reproches. Si vous voulez le changement, il faut accepter d’être le changement que vous voulez voir apparaitre nous apprenait Gandhi avec beaucoup de justesse.

 

J’aimerais que mes enfants appellent plus souvent disait une mère qui se sentait délaissée mais ne prenait jamais l’initiative d’aller aux nouvelles. Ce n’était pas à elle de le faire! En fait elle ne désirait pas avoir des nouvelles, elle voulait qu’on en prenne d’elle.

J’ai connu un dirigeant d’entreprise qui ne cessait de se plaindre du manque de mobilisation de ses employés les traitants d’ingrats et d’éternels chialeux. Lorsqu’il me raconta ce qu’il croyait être leurs arguments d’insatisfaction, il se rendit compte qu’il énonçait ceux de ses frères et sœurs qui lui demandaient beaucoup depuis que leur père était décédé. Il avait transposé deux histoires et teignait ses employés du caractère des membres de sa famille.  Nul doute que l’émotivité le rendait inefficace à voir clair dans les reproches de ses employés.

Une gestionnaire, un jour, se plaignait de tous ces chauffards sur la route qui la coupait ou la ralentissait le matin parce qu’ils ne savaient pas conduire! Elle développait une rage au volant qui lui faisait peur. Après  discussion, elle se rendit compte que la route n’était que le reflet de ce qu’elle vivait au bureau et qu’en même temps  qu’elle s’habillait le matin, elle revêtait  le stress et la peur de ne pas arriver à faire tout ce qu’elle avait à faire au travail. Elle embarquait dans la voiture et inconsciemment, elle reportait le stress du travail sur la route. Elle ne voulait pas être ralentie ou freinée.

Nos reproches nous en apprennent tellement sur nous même. Tout ce que j’ai personnellement reproché avec intensité à mon ex, et lui de même envers moi, masquait nos plus belles craintes face à nos insécurités en tant que parent et en tant qu’individu.

Lorsque vous manquez de preuve d’amour, vous demandez-vous si vous-même vous vous aimez vraiment? La « gratitude » de vos enfants n’est-elle pas le reflet puissant du respect que vous vous octroyez à vous-même? Remarquez ces personnes qui attirent l’amour sont la plupart du temps les premières à en donner et à Se faire plaisir.

Attirez-vous des personnes malhonnêtes?  Demandez-vous si vous avez confiance aux gens ou si vous ne vivez pas toujours dans la peur du  complot contre vous ou si vous-même vous ne tentez pas toujours d’avoir quelque chose sans faire un effort…

Les personnes qui réussissent attendent après personne et agissent en fonction de leur but immuable. Ils ne réclament rien, ils sont l’attrait, comme dirait Marc Érik Fortin, co-fondateur de One-land/Lovaganza. S’ils se plaignent de la lenteur de réaction, ils se repositionnent sur leur passion, leur but et ont foi en la magie, la synchronicité de la vie qui va opérer. Si cela ne se produit pas, c’est qu’ils se sont mal enlignés. Il ne porte pas la faute sur quelqu’un qui ne les aurait  pas compris.

Il y aurait tant d’exemples où inconsciemment, vous laissez poindre le spectre de la victime dans votre vie. Reprenez-vous! Et une fois que vous aurez compris le gros secret qui se cache derrière vos critiques, un conseil… Acceptez la découverte, remerciez-vous car la guérison est proche et lâchez prise!!!

postheadericon Relever des Défis

Les défis ne sont pas là pour vous arrêter. Les défis sont là pour vous faire grandir. (Guy Cabana)

À chaque changement, à chaque apprentissage, chaque fois que vous sortez de votre zone de confort, vous montez une marche dans l’escalier qui vous rapproche de ce que vous pouvez être de mieux. La vie ne vous punit pas. Vous vous punissez en voyant les défis comme des obstacles pour vous écraser, vous affaiblir. Chaque « problème » est votre tremplin pour changer, naître et grandir, un peu plus sage, un peu plus Vous tel que vous vous souhaitez!

Vous ne me croyez pas? Vous vous dites : j’en ai assez de grandir, elle ne comprend pas combien grande est ma peine, l’injustice subie, la vie qui s’acharne, l’impression que j’ai que je n’arriverai jamais à m’en sortir, c’est trop hors de mon contrôle? Je suis mère-rejet  d’une ado en crise, croyez-moi, j’aurais raison de hurler mes larmes en ce moment.

Je me souviens d’une métaphore de Placide Gaboury lue quand j’étais moi-même ado. Cela parlait d’un champ de rose. Il disait que pour faire pousser des roses, cela prend du compos que l’on mélange à la terre. Ni plus ni moins du fumier! Aujourd’hui je me dis que j’ai le choix. Être un excrément parmi tant d’autres dans la terre et nager dans la boue avec mes semblables ou être la plus belle rose qui va en sortir. Et vous quel est votre choix?

Bien sûr les épreuves nous assomment, nous blessent, nous affaiblissent…momentanément. Et une fois la douleur apaisée, une fois l’épreuve acceptée avec humilité, et ça en prend, on finit par saisir une lumière à l’intérieur de nous. Une fenêtre qui s’ouvre et fait entrer l’air frais qui nous permet enfin de respirer. On a toujours le choix d’être patient et d’avoir la foi que la compréhension viendra et qu’on saura que ce défi, cette épreuve était nécessaire pour grandir, peut-être même pour accomplir notre plan de vie. Si on ne résiste pas, on n’en meurt pas. La résistance, la colère, vouloir avoir raison, comprendre l’incompréhensible finit par miner notre santé. Il faut accepter ce qui est, faire taire la petite voix négative (DD) qui nourrit notre souffrance et vivre une heure à la fois. Ne pas ruminer le passé et ne pas regarder vers l’avenir mais se réconcilier avec son présent.

Ce matin, je ne sais pas si j’écris cela pour vous ou pour la mère perdue que je suis. Mais j’ai la foi que derrière tous défis, obstacles ou épreuves, il y a un enseignement. Et plus la souffrance est grande, plus la découverte sera importante et salutaire.

Dans ma gratitude, je remercie aussi les épreuves et les défis de ma vie, parce que c’est Ma vie.

Brigitte

postheadericon Lucien Francoeur sur l’éducation

 

ÉDUCATION

Lucien Francoeur se vide le cœur

(professeur au cégep depuis 30 ans)

 

Sophie Durocher

Un ministère de l’Éducation complètement déconnecté de la réalité ; des étudiants gavés de gadgets qui sont incapables de comprendre des consignes de base ; des illettrés qui n’ont pas de culture ; des exigences qui ont baissé à tous les niveaux…

Le bilan que fait Lucien Francoeur après 30 ans d’enseignement au cégep est plutôt terrifiant.

Le rockeur et poète de 62 ans enseigne la littérature au Collège de Rosemont depuis 1981.

Trois décennies plus tard, Lucien Francoeur, encore

passionné par son métier, tire la sonnette d’alarme.

 

SOPHIE : En quoi tes élèves de 2011 sont-ils différents de ceux de 1981 ?

LUCIEN : Ce n’est pas seulement une nouvelle génération. C’est une nouvelle espèce. Ils font partie d’une civilisation qui est celle du numérique. Nous, les plus de 30 ans, on est dans l’analogue. On est VHS, ils sont MP3. On est brosse, craie, tableau. Ils sont dans la navette spatiale avec cellulaire, laptop et iPod. Maintenant tout enfant est équipé comme s’il travaillait à la NASA. Quand il arrive à l’école, il a déjà chatté, pris ses courriels, écouté son iPod, parlé au cellulaire. Quand il rentre dans la classe, c’est un retour en arrière. On sait que le cerveau humain s’est modifié quand l’homme a découvert le feu, quand il a inventé la roue. Mais personne ne s’est rendu compte que depuis 15 ans toutes les machines qui sont utilisées font qu’il y a des parties du cerveau qui fonctionnent moins. On continue à concocter des réformes comme si c’était le même genre de cerveaux qu’avant. C’est un désastre, c’est une bombe qui va exploser.

 

Au fil de ces trente dernières années, comment tes exigences comme professeur ont-elles changé ?

 

Avant, on demandait un travail de session de 12 pages. Maintenant, une analyse littéraire, c’est 750 mots. Trois paragraphes, trois idées principales (oublie les idées secondaires)… Le tiers de la classe me donne ça exactement, un tiers me le donne à moitié et un tiers ne me le donne pas du tout. Il y a dix ans, mes élèves faisaient leur propre page titre. Maintenant, je fais la page titre et ils doivent la compléter. Mais même ça, un tiers de la classe n’arrive pas à le faire ! Un élève qui entre au collégial de nos jours, il faut lui enseigner ce qu’est un livre. «Il y a une page couverture. Il y a deux noms. Il ne faut pas confondre le nom de l’auteur (Molière) et le titre du livre (Don Juan)».

 

Lucien, tu me racontes ça et je suis convaincue que tu en rajoutes. Tu exagères ?

Je te le jure ! C’est aussi simpliste que ça. Il faut que je leur explique «recto verso» ! Et «simple interligne». T’es obligé de leur montrer tout ça parce qu’ils sont toujours sur des machines. Les feuilles, les cahiers, c’est archaïque pour eux. Il y a un immense problème. Une année, pour m’amuser, j’ai fourni un Q-tip avec mon plan de cours. J’ai dit à mes étudiants : «Vous avez les oreilles propres et vous entendez. Mais vous n’écoutez pas ! Parce que je ne parle pas comme vos machines….» C’est fini le prof qui parle avec des élèves qui prennent des notes. Le seuil de tolérance est de 12 minutes. Après, tu dois t’arrêter pour faire un exercice. C’est tellement aberrant ! Il y a des profs qui n’écrivent même plus au tableau, c’est une perte de temps, les étudiants ne sont pas capables de suivre ! Ils donnent un texte à leurs étudiants et ils le lisent ensemble. Chaque prof a sa stratégie pour être «compris». Bientôt on va se battre juste pour être “entendu”.

 

On a beaucoup parlé récemment de l’évaluation des professeurs. Qu’en penses-tu ?

Je suis d’accord qu’on évalue les profs. Mais ce qu’on propose, c’est toujours des évaluations de terroriste ! C’est les élèves, les cancres, qui vont évaluer les profs ? Voyons donc ! Comment un élève qui ne sait pas ce que signifie «recto verso», ou «simple interligne» peut-il évaluer si son prof a bien enseigné une analyse littéraire ? Comment un élève qui a été expulsé de sa classe pour des raisons qui lui paraissent aberrantes (son cellulaire a sonné trois fois de suite) peut-il être crédible dans une évaluation ? Dans une classe, tu as un tiers assez fort, un tiers qui se débrouille, et un tiers qui n’a pas sa place. Ce n’est pas de l’analphabétisme, mais ce n’est pas loin. De l’illettrisme, oui, parce qu’ils n’ont aucune culture.

 

Comment as-tu vu le rôle du ministère de l’Éducation évoluer pendant ces

30 années ?

Ils sont déconnectés. Ils disent toujours : «on va faire une nouvelle grammaire, on va changer la terminologie, on va faire des nouveaux manuels, on va changer le bulletin». C’est toujours la façade qui est abordée. Ils ne s’intéressent jamais au cœur du problème : le professeur et l’élève, les deux éléments fondamentaux d’une société. La réflexion ne se fait pas à la bonne place, elle ne se fait pas en profondeur. L’éducation au Québec, c’est un bordel parce que notre ministère de l’Éducation est trop gros. C’est le plus gros au monde et il faut qu’ils justifient leur job. Moi, je les enverrais dans les écoles, dans les classes ! On n’a pas besoin d’une autre grammaire ! La grammaire, ça s’enseigne toujours comme avant, le participe passé s’accorde comme ci comme ça. Si tu voyais ce que le Ministère nous suggère comme manuels ! C’est fait par des pédagogues qui n’ont pas mis les pieds dans une école depuis 20 ans, qui vivent dans une bulle. Il y a 240 pages d’explications, avec des trucs tellement pointus… C’est comme s’ils vivaient en milieu fermé et qu’ils tripaient entre eux, pour s’impressionner les uns les autres.

 

Et les réformes ?

Qu’est-ce qu’il fout le maudit Ministère à nous envoyer des «réformes du champ lexical» ? Lâche-moi avec ton «champ lexical», on n’est pas sur la même planète !!! Je ne suis pas rendu là, j’en suis à leur apprendre comment fonctionne un dictionnaire ! Les élèves viennent me demander ce que signifie «n. m.»! Il faut que je leur explique que ça signifie : nom masculin. Il faut que je retourne à la case départ.

 

Pourquoi tu continues à enseigner alors que tu pourrais prendre ta retraite ?

La littérature est une passion. Elle est de plus en plus difficile à vivre, je peux flyer de moins en moins haut. Mais je suis content de savoir que je vais enseigner Rimbaud, Camus, Vian en septembre prochain. J’ai la certitude que je vais réussir dans ce «free for all» à rejoindre des étudiants. Il y a un pourcentage d’élèves à qui je vais faire faire des progrès. J’ai encore un rôle à jouer.   À PROPOS…

 

DU NIVELLEMENT PAR LE BAS

«On dit que c’est élitiste, de séparer les élèves… C’est bien dommage, mais l’héritage de la contre-culture, de la Révolution tranquille, qui a fait qu’on met tout le monde dans la même classe, c’est un échec. Celui d’en bas ne monte pas. Et c’est celui d’en haut qui finit par manquer ce à quoi il aurait droit. Ça ne peut plus fonctionner.. Et ce n’est pas méprisant de dire qu’il y a un tiers de mes élèves qui ne maîtrisent pas la base du français écrit et qui ne devraient pas être dans un cours de littérature. S’ils ne comprennent pas «recto verso» ou «nom masculin», comment peuvent-ils comprendre «la nature et la religion dans Attala de Chateaubriand» ? La marche est trop haute !»

 

DES IMMIGRANTS

«Les élèves qui viennent d’ailleurs maîtrisent trois langues : leur langue maternelle, l’anglais qu’ils apprennent tous ; et le français qu’ils ont appris avec des méthodes traditionnelles. Le Québécois “de souche” dit un mot sur quatre en anglais (fun, top, chill), mais il ne peut pas avoir une conversation en anglais. Et sa langue maternelle, il l’écrit phonétiquement. Quand je donne un travail d’équipe, c’est souvent l’élève d’origine ethnique qui prend en charge la qualité du français parce qu’il le parle mieux que le Québécois “de souche”.

 

Pour voir qu’il fait noir,
on a pas besoin d’être une lumière.

 

 

 

 

postheadericon Changer de vie, pour s’identifier au mieux et non au pire.

Les gens les plus heureux ne sont pas ceux qui ont le meilleur de tout. Ils font le meilleur avec tout ce qu’ils ont.

Il y a des gens qui ont tout et semblent toujours insatisfaits. D’autres remercient pour ce qu’ils ont et passe à l’action pour obtenir ce qu’ils n’ont pas. D’autres prônent qu’ils se contentent de peu mais se plaignent constamment que la vie est injuste! Dans quelle catégorie retrouve-t-on les gens les plus heureux?

C’est toujours une question de l’idée qu’on s’en fait me direz-vous et vous avez raison. Mais pourquoi si je vous annonce que 95% du temps vous êtes satisfait et tout va bien, vous m’envoyez paître la pâquerette dans le pré joli, et si je vous annonce que dans 5% de votre vie il vous arrivera malheur vous allez me prendre au sérieux? Oui, tout est une question de focus. Malheureusement ce sur quoi vous portez le focus prend de l’ampleur comme dirait T. Harv Eker. « What you focus on expend ». Alors pourquoi toujours mettre le focus sur le malheur probable? Parce que le malheur fait plus mal que le bonheur? Pour tenter de l’éviter? Alors vous allez vivre toutes vos journées en attente d’un malheur possible en le ressentant, en l’appréhendant, en stressant dans l’éventualité qu’il pourrait arriver? Et quoi encore? Les jours où vous allez être heureux vous allez vous sentir coupable et vous vous remettrez à l’ordre… le malheur est si proche…???  Et dites-moi une chose… êtes-vous plus heureux ainsi? Et n’êtes vous pas curieux de savoir pourquoi vous ne croyez pas autant au bonheur qu’au malheur? Pourquoi vous ne lui donner pas autant de place dans votre vie?

Par paresse, par oisiveté, par amertume, par déception, par frustration ou pour attirer l’attention, on se croit malheureux et on envie les « bienheureux » en les traitant d’inconscients… je le sais, je l’ai déjà fait! Tellement absorbé par nos soucis, leur donnant toute l’importance du monde, on oublie de faire l’équilibre sur ce qui se passe de bien, sur ces petites choses qui font la différence.

Avez-vous remarqué par contre, que les gens occupés, les gens actifs, ne se plaignent que rarement, trop affairés à avancer, à préparer, à aider, à créer, à réussir? Dans ma vie, la chose la plus utile qu’on m’ait enseigné lors des périodes suicidaires c’est « occupe-toi! Fais quelque chose, n’importe quoi! Votre DD (petite voix démoniaque de l’égo) n’a pas le temps de discourir avec vous et de vous empoisonner lorsque vous êtes dans l’action. Peut-être vous avez peur de vous éloigner de votre problème? Comme si vous alliez trouver la solution si vous y restez branché toute la journée! C’est souvent en s’en éloignant quelques heures que vous finirez par trouver la solution.

Vouloir souffrir à tout prix est, sans être acceptable, du moins compréhensible pour des adolescents en recherche  d’identité. Êtes-vous sorti de l’adolescence? Êtes-vous responsable de vous rendre heureux en faisant le meilleur avec tout ce que vous avez et non en vous plaignant toujours qu’il vous manque quelque chose?

Si vous avez envie de changer de dynamique, cessez de demander et remerciez. Toute suite, maintenant, remerciez dans votre cœur, trois personnes ou événements de la journée. La gratitude est la gousse d’ail pour repousser le vampire qui est votre ego. Et commencez à mettre le focus sur ce qui va, plutôt que sur ce qui ne va pas. Et recommencez tous les jours. Une gymnastique qui musclera votre bonheur entre les deux oreilles.

postheadericon Le lâcher-prise, c’est l’action d’accepter ce qui est…malgré tout

 

 

Malgré le fait qu’on aurait pu faire mieux…accepter. Malgré notre cœur qui souffre pour les bonnes raisons… accepter. Malgré nos désirs déçus, nos espoirs trompés, notre travail refusé, nos besoins négligés… accepter ce qui est, sans jugement ni critique pour ne pas nourrir l’amertume qui empoisonne. Le lâcher prise c’est cesser de craindre et aimer plus. Ce n’est pas de ne rien faire mais de s’occuper sans se préoccuper.

Il n’y a rien de plus difficile que d’accepter. Au nom de la justice, de la foi, de l’amour, de la responsabilité, de la raison, nous n’acceptons pas. Nous résistons avec passion, avec colère, par besoin de contrôle, parce que l’on sait qu’on a raison. Mais toutes ces raisons ne fera pas changer la vie ni quelqu’un. Cela ne fera souffrir que vous qui êtes emprisonné dans votre désir que la vie soit telle que vous l’avez imaginez, telle que vous la ressentez, telle que vous la comprenez.

Lorsqu’on ne veut pas lâchez prise, ou qu’on ne peut pas, c’est souvent parce qu’on a peur. Peur de perdre, peur de la critique, peur du rejet, peur de l’abandon, peur de l’échec, peur de se tromper, peur de ne pas maitriser, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être assez, peur de décevoir, peur de perdre le contrôle et parfois même, peur d’avoir l’air fou si on  change d’idée. Cette résistance nous obsède et peut nous rendre  malade.

Parce qu’un jour, il faut accepter. Accepter que la vie soit une suite d’expériences desquelles nous pouvons toujours tirer un enseignement. Que les leçons les plus difficiles sont souvent les plus nécessaires pour nous délivrer de blessures plus profondes. C’est dans ces moments que le lâcher prise devient une marque de confiance en la vie. Cela prend beaucoup d’amour pour y arriver.  Pour créer un espace autour de celui ou celle ou ce dont nous ne pouvons avoir de contrôle. Un espace de respect où le jugement et la critique se taisent pour laisser la vie nous fournir les bons apprentissages. Car ils sont toujours bons… après un temps.

Cela prend beaucoup d’amour pour lâcher prise sur quelqu’un, sur un rêve ou un projet. Certain au prise avec un égo souffrant y verront à tort de la lâcheté, du manque de persévérance ou de courage. Cela prend tellement de courage pour lâcher prise et accepter. Cela demande tellement d’amour de soi pour ne pas s’exposer à une fin explosive qui soulagerait si peu pour un trop bref moment.

Le lâcher prise c’est aussi le pardon… par amour pour soi.

postheadericon La bienveillance

Petite histoire de sagesse bouddhique.

Lorsqu’une personne est résolue à s’abstenir de blesser autrui, toutes les créatures vivantes cessent de ressentir de l’hostilité à son endroit.

On raconte que le Bouddha cheminait en compagnie d’un voyageur qui le narguait en lui répondant de manière désobligeante, insultante et méprisante. Durant les trois jours passés en compagnie de ce grand maitre, le voyageur ridiculisa le Bouddha avec une arrogance sans ménagement. Après ces trois jours, le voyageur n’en pouvant plus, demanda alors à Bouddha: “Comment peux-tu être si aimable et si gentil alors que je viens de passer les trois derniers jours à t’insulter et à t’offenser? À chacune de mes insultes, tu as répondu par l’affection. Comment est-ce possible?

Le bouddha répondit au voyageur par une autre question..

“Si quelqu’un t’offre un présent et que tu ne l’acceptes pas, à qui est ce présent?”

(Merveilleuse histoire de sagesse entendue lors de mon parcours de Maître PNL.)

postheadericon La connaissance de soi-même

Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.

Mais vos oreilles espèrent entendre l’écho de la connaissance de votre coeur.

Vous voudriez toucher de vos doigts le corps nu de vos songes.

Et c’est bien que vous le vouliez.

La source secrète de votre âme doit jaillir et courir en murmurant vers la mer;

Et le trésor de vos profondeurs infinies veut être révélé à vos yeux.

 

Mais qu’il n’y ait pas de balance pour peser votre trésor inconnu;

Et ne cherchez pas les profondeurs de votre connaissance avec perche ou sonde.

Car le moi est une mer sans limites et sans mesures.

 

Ne dites pas, “j’ai trouvé la vérité” mais plutôt, “j’ai trouvé une vérité”.

Ne dites pas, “j’ai trouver le sentier de l’âme” , dites plutôt, ” j’ai trouvé l’âme cheminant sur mon sentier”.

Car l’âme chemine sur tous les sentiers.

L’âme ne chemine pas sur une ligne, ni ne croit comme un roseau.

L’âme se déplie comme un lotus aux pétales innombrables.

Khalil Gibran, Le prophête

postheadericon En savoir plus c’est le vaccin contre les perturbations de la vie.

Ce qu’on ne connait pas peut piquer notre curiosité, nous donner le goût d’oser. Ou à l’inverse, cela peut aussi nous insécuriser, provoquer des doutes, des malaises, des peurs. Je n’ai jamais fait cela? Est-ce que c’est dangereux? Que va-t-il m’arriver si jamais…? Suis-je capable? Comment m’y prendre? Et si je me trompe? Et si on me dit non? Et si j’échouais? Et si je tombais malade? Chaque sortie de votre zone de confort entraîne sa part de perturbations. Chaque changement de vie aussi. En savoir plus est le germe qui vous protège contre les pensées paralysantes comme un vaccin contre les virus. Plus vous en savez et plus vous êtes armés pour toujours avancer vers une vie à la hauteur de votre plein potentiel.

Combien d’entrevous ont expérimenté la phrase suivante : faut payer pour apprendre? Je peux lever la main très haut. J’ai payé cher mes erreurs lorsque j’ai acheté mon premier condo, payé cher en contravention parce que je ne savais pas la limite de vitesse où raté un stop nouvellement déposé… payé cher en voulant économiser… je sais aujourd’hui que l’on se souvient plus longtemps de la qualité que du prix qu’on a payé (Charles Roll)s. Donc le manque de savoir coûte cher financièrement.

Le manque de connaissance peut aussi affecter votre santé. Toutes les questions énumérées ci- haut augmentent votre niveau de stress et freinent vos actions,  inconfortables que vous êtes devant votre incompétence… momentanée.

La première question à se poser pour stopper cette escalade est : puis-je tout savoir? Naturellement vous devriez répondre, non. Donc  si vous ne le savez pas, vous pouvez surement l’apprendre, aller chercher les informations qui vont vous rassurer et vous aider à bien réagir. Voilà déjà un pas vers l’action. Et une fois que vous  possédez ce savoir, vous pouvez agir avec une plus grande compétence, vrai?

Plus vous agrandissez vos connaissances, plus vous vous donnez la possibilité de faire des liens. Plus vous allez poser les bons gestes et plus vous allez prendre de l’expérience et e la confiance pour devenir ainsi une future ressource qu’on aimera écouter et suivre… on appelle ça un leader!

Une société, un gouvernement, un individu qui ne veut pas investir dans la connaissance, dans la recherche, dans l’éducation se condamne à représenter un pauvre peuple de suiveux au lieu d’un peuple de  suivis!

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